Je suis une maman de 3 gnomes nés en mars 2009 (1 gars : Choupi), juillet 2010 (1 fille : Poupette) et juin 2012 (1 gars : Titange).
J'ai créé ce blog afin de faire partager mon expérience de maman-poule serial shoppeuse.

Vous y trouverez beaucoup de tests de produits, des concours, des débats et des sujets d'actualité, des idées de sorties, et bien sûr du blabla, car avec le Mâle et mes 3 petits gnomes, j'en ai des choses à raconter !

N'hésitez pas à laisser un petit - voire un grand- commentaire pour me raconter votre ressenti, pour me parler de votre quotidien, partager vos expériences : faites comme chez vous !

mercredi 23 février 2011

Un enfant ce n'est pas comme la bière, ça n'aime pas la pression

J'ai envie de pousser un coup de gueule contre toutes ces mères qui n'arrêtent pas de vouloir comparer les "performances" de leurs gamins avec celles des autres.

Je peux comprendre qu'on a toutes besoin de se rassurer et de voir où en est notre enfant par rapport à ceux de l'entourage, mais au bout d'un moment il faut arrêter.

Il faut arrêter de vouloir à tout prix qu'un gamin marche à 11 mois, fasse des phrases à 14 mois, soit propre à 22 mois et réussisse avec brio le concours d'entrée à l'X (ou à l'Ena) à 18 ans.

Pourquoi mettre autant de pression sur nos enfants alors que d'une, ils n'ont pas les épaules pour la supporter, et de deux, nous-mêmes détestons être mis sous pression ?

"Maintenant tu arrêtes tes conneries et tu retournes réviser ton Bac !"

Je trouve que ça en devient presque malsain... On voit bien que le modèle japonais ne marche pas (plus fort taux de suicide des jeunes dans le monde, je le rappelle). Ok, il ne faut pas non plus être trop laxiste et encourager son gnome à devenir un branleur mais il y a quand même un juste milieu, saperlipopette !

L'important, c'est d'encourager son enfant dans tout ce qu'il accomplit, de lui montrer qu'on est fière de lui lorsqu'il réussit quelque chose ou qu'il essaie de réussir un truc. Il faut mettre en avant ses points forts et non pas ses lacunes. Le brimer par rapport à ses faiblesses ne fera que le complexer et le rendre malheureux. Et on ne motive pas un gamin en le brisant. La famille, c'est pas l'armée.

Après on s'étonne qu'il y ait autant de dépressions, de troubles alimentaires, d'alcoolisme et j'en passe chez les moins de 25 ans. Je ne dis pas que c'est forcément la faute des parents mais bon, si autant de jeunes en viennent à se droguer (la bouffe, l'alcool, le tabac... sont des drogues, et oui), c'est quand même parce qu'ils sont mal dans leur peau... Parce qu'ils ont l'impression d'être nuls, inutiles, d'avoir raté leur vie, de ne pas être aimés pour ce qu'ils sont...

C'est ma vie
Autre phénomène inquiétant : beaucoup de mères prennent la vie de leur enfant pour la leur. Elles veulent tout régir, tout contrôler, et critiquent en permanence les choix qui ne correspondent pas à ceux qu'elles auraient fait. Au bout d'un moment t'as juste envie de dire stop, arrête, tu as eu ta vie maman, tu en as fait ce que tu as voulu, alors arrête de t'immiscer dans la mienne et de ne jamais me soutenir dans mes décisions !

Oui l'expérience des aïeux peut aider, mais en l'occurrence il faut que ce soit l'enfant qui fasse la démarche de demander conseil à sa mère, et pas que cette dernière impose ses décisions. L'émancipation des femmes, ce n'est pas que par rapport à la société masculine, c'est aussi par rapport à leurs mères.

Il faut de tout pour faire un Monde
Et je souligne au passage que si tout le monde était énarque ou polytechnicien, ben on n'aurait plus rien à bouffer, les voitures ne rouleraient plus, le courrier ne serait plus distribué (en même temps on n'aurait plus rien à envoyer) et l'économie s'effondrerait, tout simplement.

On a besoin de toutes sortes de talents pour faire fonctionner la "machine France". Troisième coup de gueule donc, contre toutes ces personnes qui estiment les gens non pas par rapport à leurs qualités humaines mais par rapport à leur bagage universitaire. Foutaises !

26 commentaires:

  1. Bravo, bravo pour cet article. Je suis d'accord avec toi à 2000%

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  2. Christelle, présidente ! Christelle, présidente !

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  3. Maryvonne Liegaut24 février 2011 à 00:24

    Les enfants on les élève pour eux, pas pour nous. Il faut les aider à réaliser ce qu'ils aiment, et non les forcer à faire ce qu'ils n'aiment pas. Pour qu'ils deviennent des adultes épanouis, nous devons les guider dans LEURS choix, leur apprendre à vivre en société, faire en sorte qu'ils ne se mettent pas en danger. L'important est qu'ils soient heureux. Excellent article Christelle !!!! Je suis comme toi: les comparaisons d'enfants à la grille de l'école m'ont toujours horripilée....

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  4. Pour et contre...j'aime recevoir mon courrier c'est clair c'est pas pour ça que j'ai envie que mon fils devienne facteur... jlui mets pas la pression mais oui j'espère qu'il soit heureux "et" qu'il réussisse sa vie. ^^ Je le stimule tout comme je l'ai été (je n'en suis pas morte) et quand il réussi je suis tellement fière de lui. Oui je suis sa fan numéro un et j'assume ^^. Bisous!

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  5. @ Anonyme et Liz : merci ! J'ai un peu hésité à publier mon coup de gueule car j'suis une grande timide à la base (et oui), mais en fin de compte je ne regrette pas, ça fait du bien de dire ce qu'on a sur le coeur !

    @ Maryvonne : Merci, merci pour ton commentaire. Tu es une maman merveilleuse et tu as parfaitement compris le sens de mon coup de gueule :-)

    @ Rhyna : je suis d'accord avec toi. Ce que je condamne ce sont les parents qui, au lieu d'encourager leur enfant à aller dans la voie qu'il a choisie, vont lui imposer leur choix (chantage émotionnel, psychologique...).

    Si mon fils veut devenir cuistot, je ne l'empêcherais pas de réaliser son rêve, même si c'est moins prestigieux que magistrat par exemple. Je suis sa mère, pas son manager. Je suis là pour l'aimer, l'aider, l'encourager, pas pour me servir de lui pour me vanter auprès de mes amies.

    Entre être stimulé/encouragé et être brimé/rabaissé/forcé à étudier telle ou telle chose, il y a une différence de taille !

    C'est comme les mères qui hyperstimulent leur enfant dès 2 ans en leur montrant des centaines de cartes avec des dessins chaque jour. Je suis contre. Mais encore une fois je ne prône pas non plus le laxisme le plus total et l'indifférence par rapport aux résultats scolaires. Il faut un juste milieu, les excès ne donnent rien de bon (et entraînent d'autres excès).

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  6. Pour que l'éducation des parents change, il faudrait aussi que l'éducation nationale change. Qu'on cesse cette dichotomie intellectuels / manuels, voies scientifiques / voies littéraires et les évaluations dès la maternelle par exemple...

    Merci pour ton billet et excellente journée !

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  7. Chez nous, la pression est surtout venue de l'école. La pression de l'école française, c'est aussi quelque chose !

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  8. Je suis globalement d'accord avec ce que tu dis. Les mères ne devraient pas être obsédée par la réussite de leur enfant et devraient accorder un peu plus de confiance en eux. Un enfant qui sait avoir cette confiance, s'il se sent libre, aura moins l'envie de transgresser certaines règles.

    Par contre, au vu des examens organisés par l'OCDE (programme PISA), pour comparer les résultats scolaires sur le plan international, le verdict est clair: ce sont les finlandais,les coréens du sud et les chinois qui l'emportent haut la main (résultats 2010). Globalement, les pays asiatiques enregistrent de meilleurs résultats: La région de Shanghai (Chine), la Corée du Sud, Hong Kong, Singapour, le Japon.

    Et il faut savoir que le système coréen est un des plus compétififs au monde. Il y a de la pression certes, mais les élèves eux même savent se mettre la pression (pas ceux de leurs parents) pour réussir. Ils ne se suicident pas pour autant, bien au contraire.

    La France n'a pas enregistré un très bon score, et semble dès lors montrer des lacunes quant au bon fonctionnement de son système éducatif. Peut-être celui ci pourrait-être revu?

    Car comparé à nos voisins allemands par exemple, qui ont d'aussi bons résultats que nous (voir meilleurs), en ayant moins d'heure de cours théoriques et plus de travaux pratiques (art, ateliers...) et de sport: ceux ci ont, je trouve un meilleur équilibre au niveau des matières et du temps réparti.

    Après, concernant le système japonais, il n'est pas parfait, c'est certain, mais il ne faut pas tout confondre: les jeunes ne se suicident pas tous à cause de la pression pour la réussite. Le Japon connait des problèmes caractéristiques à sa propre culture.

    Personnellement je suis plutôt fan de l'éducation des pays du nord de l'europe: on respecte la personnalité de chaque élève, et on prend en charges les meilleurs élèves, comme ceux ayant des lacunes particulières, dans le même espace, dans un environnement plus libre, plus humain, mieux encadrés.

    Quant aux parents, ils devraient se rendre à l'évidence, comme tu dis, qu'un enfant a sa propre vie, et qu'il ne leur appartient pas.

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  9. Entièrement d'accord...
    De plus,dois-je le préciser,je ne bois pas !!!
    Bises

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  10. Mea culpa, c'est mon 1er enfant et je dois dire que j'ai mis une bonne année à me rendre compte que ça ne servait à rien de tout mesurer, tout comparer. Laissons faire la nature... Aujourd'hui en paix avec les courbes et les docteurs, je savoure les petits exploits quotidiens de ma fille 23mois! Bravo pour ce coup de gueule!

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  11. @ La Mère Joie : tout à fait d'accord avec toi !

    @ Flannie : j'avoue, je ne me suis jamais sentie sous pression à l'école, mais je veux bien croire que ça puisse arriver. Après ça dépend peut-être aussi des profs. Bien des vocations naissent grâce à un enseignant, et à l'inverse des enfants peuvent être traumatisés par le comportement d'un prof...

    @ Aizen : Merci pour ton analyse très détaillée ! Dans les pays asiatiques, il y a une véritable culture de l'effort et du travail acharné depuis des siècles. Les enfants issus de cette culture sont pour la plupart de véritables compétiteurs et supportent bien mieux la pression que les petits européens, mais je doute que toute cette pression soit bénéfique émotionnellement et psychologiquement parlant...

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  12. @ Eve : merci !

    @ Herenui : merci et lol en même temps pour ta réplique ;-)

    @ Petoulette : t'en fais pas, je pense qu'on est toutes un peu pareilles quand c'est le 1er enfant, on est stressées et on a besoin de comparer... On est dans une société de la sur-information et c'est fortement anxiogène ! Tu as bien raison, il faut rester zen et laisser faire la nature !

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  13. superbe article
    bon perso je suis une maman qui attend du meilleur de ses enfants je ne les comparares pas mais bien entendu j'attend qu'ils suivent à l'école et qu'au judo mon fils est ce côté gagnant.

    Après je pense qu'il faut savoir dosé, malheureusement j'ai été elever comme sa donc je reproduit un peu se qu'on m'a apprit mais heureusement ils ont un papa pas du tout comme sa alors sa fait le juste milieu ^^

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  14. @ Lily : Merci de me faire partager ton avis !

    Tu sais, je ne vais pas mentir, bien sûr que j'aimerais que mes enfants n'aient aucune difficulté pendant leur scolarité, personne ne dirait le contraire.

    Mais même en réussissant leurs études, il y a des enfants dont les mères vont continuer à être insatisfaites parce que ça ne sera jamais assez à leur goût...

    Et encore une fois la réussite scolaire n'est pas forcément gage de réussite professionnelle et encore moins de réussite sociale et affective.

    Tu as eu des parents qui se sont équilibrés l'un l'autre donc tu sauras trouver le juste milieu avec tes enfants, à savoir motiver sans forcer.

    Et puis, tous les enfants réagissent différemment face à la pression. Certains ont besoin d'être "poussés", et d'autres vont au contraire se braquer, se refermer sur eux-mêmes, devenir complexés...

    Il n'y a pas de recette universelle, il faut faire du cas par cas. Qui a dit qu'éduquer ses enfants était simple...

    :-)

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  15. Maryvonne Liegaut24 février 2011 à 18:41

    Mes enfants ont des parcours scolaires atypiques. Ma grande a tout d'abord fait un BEP, puis un BAC PRO, puis un BTS compta. Elle aime son métier et est très heureuse avec sa petite famille. Mon petit a lui fait un BAC technologique, puis un BTS informatique et de là s'est battu pour intégrer un cursus master info. Aucun des deux n'a eu envie d'intégrer une seconde générale, bien qu'ils en avaient les capacités. Nous les avons suivis dans leurs choix, en étant toujours les plus attentifs possible à ce qu'ils faisaient. Trouver la bonne voie, c'est ça le plus compliqué.... Au cas par cas, comme tu dis Christelle

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  16. Mon filleul est un petit garçon brillant, il aime apprendre. Le problème ? Sa maman (ma meilleure amie) qui ne sait parler que des ses résultats scolaires comme si ses fabuleuses capacités d'apprentissage n'étaient que ses seules qualités... Ca me dérange... Même si on ne lui mets aucune pression. Mais je crois qu'il se met seul cette pression et depuis toujours à force de n'entendre sa mère parler que de ça (même si elle le fait moins depuis qu'il pratique un sport). Il ne supporte pas l'échec, peut-être tout simplement parce qu'il n'est pas sourd !

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  17. Quand je bossais comme nounou, les parents (en Angleterre seulement, là bas, la compétitivité est graaaave) me demandaient "elle/il est comment notre bébé comparé aux autres?" J'étais mal à l'aise. C'est juste un bébé. Son évolution, son caractère, sa vie, les autres on s'en fout.

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  18. Bien dit! Je suis bien d'accord avec toi :)
    D'ailleurs mes doudoux, je les laisse pousser tranquillement, en les encourageant :)

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  19. Maryvonne Liegaut24 février 2011 à 20:49

    Exact, et aucun parent n'est parfait. On fait simplement de notre mieux pour eux....

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  20. @ Maryvonne : bravo, franchement tu as été formidable avec tes enfants en acceptant leur choix, en les épaulant dans leur parcours !

    @ Begonia : réduire son enfant à des bulletins de notes c'est le mettre sous pression ! C'est très dur à vivre, même si l'enfant va souvent mettre des années à réaliser qu'il a souffert de ne pas être valorisé autrement que par une réussite scolaire. Les mères devraient dire plus souvent à leurs enfants qu'elles sont fières d'eux, et pas uniquement lorsqu'ils rapportent de bons résultats !

    @ Mlle Toutouille : c'est une belle illustration des dérives de la comparaison à outrance...

    @ Miss Brownie : tu as bien raison !

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  21. Maryvonne Liegaut24 février 2011 à 22:59

    Merci Christelle :-). J'essaye en tous cas....
    Toi, tu es très jeune et tu as déjà compris beaucoup de choses. Continue à nous écrire des articles avec autant de bon sens. Bisous <3

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  22. C'est très gentil, tu ne peux pas savoir à quel point je suis touchée par ton commentaire :-)

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  23. Je suis un peu partagée en fait...
    Évidemment que je ne veux pas leur mettre la pression mais je veux aussi qu'ils soient bien dans leurs pompes et dans leur vie et quand je vois mon neveu de 17 ans qu'on a "laissé aller" et qui donc depuis qu'il a une dizaine d'années "se laisse aussi aller". Aujourd'hui à 17 ans, réorienté dans une filière qui ne le branche pas du tout, il me dit "ma vie est foutue! j'ai déconné, jamais je ne ferais ce que je veux!" et bien moi je me dis, non il n'a pas "déconné"! ce sont nous les adultes qui l'entourent qui n'avons pas su le pousser au bon moment, le motiver...
    enfin bref sujet délicat...comme toujours, un juste milieu à trouver!

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  24. Tout à fait ok avec toi Christelle..
    Les parents veulent souvent "façonner" les enfants à leur façon, mais ils ne se rendent pas toujours compte que parfois ils leur coupent les ailes..
    Même s'il est vrai que le rôle de parents est bien difficile..
    En tout cas continue à pousser des petits coups de gueules si intéressants, moi, ça me plaît !!

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  25. @ Sophie : si le gamin refuse de bosser, malgré toute leur bonne volonté, les parents auront du mal à le forcer ! C'est un âge où la méthode forte ne marche pas, bien au contraire. Comme tu dis, sujet délicat car il faut aussi composer avec le tempérament de son enfant.

    @ bibounette : merci pour tes encouragements ! Tu résumes bien le problème : le rôle de parent est ardu (on ne s'en rendait pas forcément compte lorsqu'on était nulli). J'ai l'impression de marcher sur un fil à 20m du sol. Il faut trouver le juste milieu, sinon on se casse la gueule. Mais pourquoi on n'a pas des cours d'éducation au lycée ? ;-)

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