Je suis une maman de 3 gnomes nés en mars 2009 (1 gars : Choupi), juillet 2010 (1 fille : Poupette) et juin 2012 (1 gars : Titange).
J'ai créé ce blog afin de faire partager mon expérience de maman-poule serial shoppeuse.

Vous y trouverez beaucoup de tests de produits, des concours, des débats et des sujets d'actualité, des idées de sorties, et bien sûr du blabla, car avec le Mâle et mes 3 petits gnomes, j'en ai des choses à raconter !

N'hésitez pas à laisser un petit - voire un grand- commentaire pour me raconter votre ressenti, pour me parler de votre quotidien, partager vos expériences : faites comme chez vous !

mardi 25 juin 2013

Enfants rapprochés : non, je ne regrette rien

Beaucoup se plaisent à dire que l'instinct maternel n'existe pas, que ce sont des foutaises pour culpabiliser les jeunes mamans qui ne savent pas instinctivement ce qu'il faut faire. Je serai plus nuancée. Comme pour tout, il y a une part d'inné (l'amour que l'on va porter à son enfant, la douleur que l'on va ressentir en le voyant souffrir...) et une part d'acquis (lorsqu'on apprend comment tenir son bébé pendant le bain par exemple).

Mais il existe également un sentiment puissant qui peut nous habiter très tôt : le désir d'être mère. Et pour en avoir discuté avec pas mal de copines, j'ai la nette impression que ce désir est très variable d'une personne à l'autre. Certaines jeunes femmes -et moins jeunes- ne se projettent pas du tout en tant que maman, et d'autres vont y songer dès l'adolescence. Certaines voudront un enfant et pas plus, et d'autres auront l'intime conviction qu'elles sont faites pour engendrer et chérir plusieurs enfants.

Moi, ce n'est pas un mystère, j'ai toujours rêvé de devenir une maman, et si possible de fonder une famille nombreuse. J'y pensais déjà lorsque j'étais lycéenne alors que je ne suis pas issue d'une famille nombreuse et que ma mère ne m'a jamais encouragée sur ce chemin.

J'ai eu la chance de tomber assez vite sur mon amouré, j'avais 21 ans, j'étais encore étudiante mais dans un recoin de ma tête je savais déjà que l'on ne tarderait pas trop à se marier et à avoir plein de petits gnomes. On s'est mariés il y a quasiment 5 ans jour pour jour (c'était le 28 juin 2008, n'est-ce pas mon amouré), et j'ai la chance d'avoir ma petite tribu. Ce sont des enfants rapprochés comme on dit : Choupi a 4 ans, Poupette a presque 3 ans et Titange vient d'avoir 1 an. Autant dire que je ne m'ennuie pas !

Ce qui est parfois délicat à gérer, c'est que j'ai l'impression que dans l'esprit de la plupart des gens, le fait d'avoir plusieurs jeunes enfants, a fortiori rapprochés, ne serait réservé qu'aux femmes dénuées d'ambition ou qui n'ont pas le choix. Il y a vraiment des idées reçues stupides en la matière. Certains ont d'ailleurs tendance à considérer que l'on gâche sa vie en choisissant de rester à la maison et d'élever soi-même ses enfants. Comme s'il s'agissait d'une tâche ingrate, subalterne, infamante.

Le progrès, ce serait de pouvoir bosser tout en ayant des enfants. La femme n'a plus à rester au foyer, elle a acquis durement sa liberté et le droit de travailler, et moi je vais à contre-courant. Concrètement, je l'admets, je ne suis pas féministe pour un sou. Certes, faire carrière permet d'avoir une plus grande aisance financière (si le surplus gagné ne part pas en impôts), mais si l'on se fonde uniquement sur l'intérêt des enfants, est-ce que le fait de les faire garder par une nounou 50 heures par semaine (ce qui était notre cas) est mieux que de s'en occuper soi-même ?


Attention, je tiens à préciser que je ne cherche absolument pas à blâmer les mamans qui font le choix (ou qui ne l'ont malheureusement pas) de bosser et qui assument très bien leur rôle de maman par ailleurs. On fait comme on peut, avec les moyens du bord, et on n'a pas à se justifier, bien que ce soit pile ce que je suis en train de faire dans cet article. J'ai été dans cette situation et cela me convenait tant que je n'avais qu'un enfant. Puis je suis retombée enceinte. Le temps a filé, mon premier gnome a grandi si vite, je me suis dit que je regretterais de ne pas être présente à 100%. Pour moi, prendre un congé parental a été une décision assez simple, j'ai vu ça comme une chance, une aubaine, même si ce n'est pas tous les jours facile.

Car être maman à plein temps ne consiste pas à se marrer et à se tourner les pouces toute la journée, tu t'en doutes. Il faut veiller sur eux, trouver des activités, rester patiente, vigilante, souriante, toujours partante pour faire des jeux, tout en essayant de nettoyer les bêtises et de maintenir un minimum d'ordre chez soi (et ça, c'est monstrueusement difficile avec 3 petits mais on finit à s'habituer au bordel). Il y a une fatigue physique et nerveuse qui peut s'instaurer, car avec des enfants on n'a jamais vraiment de pause (et on redoute l'accident domestique grave), sauf si par miracle ils font une sieste en même temps (on peut toujours rêver) ou s'ils ont l'âge d'être scolarisés.

En fait, ce qui m'effraie un peu parfois, c'est que j'ai peur de faire moins bien qu'une "pro" : qu'une assistante maternelle ou que le personnel des crèches. Mais pour ça je crois qu'on est toutes pareilles, on se met vraiment la pression pour rien. J'admire les assistantes maternelles qui chouchoutent des gnomes qui ne sont pas les leurs. C'est une chose de s'occuper de ses propres enfants, c'en est une autre de garder les enfants des autres. Comme le disait si bien Pierre Dac, "les enfants c'est comme les pets, on ne supporte que les siens". Je partage ce point de vue !

Je crois que pour se sentir bien, il faut se garder un peu de temps pour soi, une activité sans les enfants, des sorties en couple... Ne pas s'enfermer dans la routine. Et surtout décompresser dès qu'on en a la possibilité. On l'entend sans arrêt mais on ne prend pas toujours le temps de suivre ces conseils. J'ai la chance d'avoir un mari qui participe aux tâches ménagères et qui prend à coeur son rôle de Papa dès qu'il est à la maison, ça aide. 

Enfin, il faut vraiment se déculpabiliser de ne pas bosser même si on a des diplômes. Non, on ne gâche pas sa vie. Non, on ne regrettera pas notre choix. Non, ce n'est pas dégradant. Non, on ne va pas forcément être maman au foyer toute notre vie. Non, on peut exister en tant que femme même si on ne bosse pas à l'extérieur.

Et même si nos enfants ne seront sans doute pas plus heureux ni plus reconnaissants que ceux d'une maman qui bosse à plein temps (et finalement tant mieux), l'important c'est que l'on se sente en harmonie avec soi-même. Ne rien regretter, ou tout du moins pouvoir assumer ses regrets. Vieillir sereinement, et regarder derrière soi en se disant que si c'était à refaire, on referait tout pareillement.

Je suis très fière de la famille que j'ai fondée et je vous aime tous très fort :-)

26 commentaires:

  1. Maman au foyer25 juin 2013 à 21:08

    Wah ! Sacré pavé ! Je plussoie, être maman au foyer peut être aussi épanouissant qu'être une femme au travail. D'ailleurs, on ne devrait pas distinguer le travail à l'extérieur du travail au foyer, être maman est un vrai travail en soi et exige de nombreuses compétences. Tu en as évoqué certaines, j'ajouterai qu'on est aussi infirmière, psychologue, maîtresse, cuisinière, nounou, surveillante et j'en passe. Et pas toujours possible de prendre une pause ! Je m'admire des fois, lol !

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    1. Tu prêches une convaincue ! Et tu as bien raison d'être fière de tout ce que tu accomplis au quotidien :-)

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  2. Article très intéressant. Dans mon cas je ne m'imagine pas encore maman (j'ai 22 ans) mais je pense que j'aurai 2 enfants, un peu comme tout le monde. Je n'ai pas encore réfléchi à ce que je veux vraiment pour moi et pour les futurs "eux". Ma mère travaillait mais à temps partiel, c'est peut-être un bon compromis pour celles qui veulent concilier vie familiale et vie professionnelle.

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    1. Oui, le temps partiel peut-être un bon compromis, tout comme travailler chez soi (bien que le télétravail ne soit malheureusement pas assez développé en France). Encore faut-il trouver "un vrai temps partiel" car dans mon boulot par exemple, les nanas qui bossaient à mi-temps avaient une charge de travail quasi-équivalente à celles qui bossaient à plein temps du coup elles faisaient du rab... Pas simple de concilier vie professionnelle et vie familiale !

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  3. Tout à fait d'accord avec toi !
    Et le fait de rester à la maison en ayant un bac+5 n'est absolument pas une perte, comme on me l'a déjà dit... Mes études, ça ne sert pas qu'à avoir un métier !
    La plus grande richesse, c'est la famille...

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    1. Clairement ! Il faut arrêter de penser qu'on est maman à plein temps uniquement parce qu'on n'a pas de diplôme, pas d'ambition ou qu'on veut se tourner les pouces ! Il y a de forts préjugés malheureusement !

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  4. C'est vrai que quand on dit que l'on est mère au foyer, c'est vite vu "elle ne glande rien de ces journées". Cependant, je n'ai jamais perçu chez les gens que j'ai pu croiser ce "elle n'a aucune ambition dans la vie". Mais peut-être est-ce les gens que j'ai fréquenté qui font ça (beaucoup de parents de l'école lol).

    Et si c'était à refaire, je referai mes enfants tout aussi rapproché!

    Tu mets quand un route le petit quatrième?

    Ln_hana

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    1. Et tu as bien raison ! Il ne faut pas chercher l'approbation des autres, ce qui compte, c'est d'avoir le choix et d'être contente de ce que l'on a décidé de faire ! Dans environ 2 ans pour le 4ème, on est bien pris par nos 3 gnomes déjà !

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  5. Bonjour, c'est marrant moi en tant que papa de quatre enfants je pense un peu comme toi en ayant bien sur le coté mec qui fait le reste mais la famille nombreuse pour moi représente tant de bonheur, de chance, en tout cas article fort intéressant, merci, amitiés.

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    1. Merci Titi, wahou, 4 gnomes, ce doit être génial, félicitations :-) Amitiés.

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  6. Bonjour,

    Je travaille sur le site très féminin www.confidentielles.com et nous souhaiterions mettre en avant des bloggeuses au travers d’une petite interview, des bloggeuses enthousiastes et passionnées, comme vous l’êtes.
    Si vous êtes partante, contactez moi à marie-rose@confidentielles.com

    Belle journée,

    Marie-Rose

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  7. Bonjour,

    un nouveau concours pour tenter de remporter une bouteille de monoï TIKI : http://mademoisellerobert.blogspot.fr/2013/06/mademoiselle-robert-teste-le-monoi-tiki.html

    Bonne journée et bonne chance !

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  8. Bravo pour ton article ! Tout est très juste...
    Le désir maternel est effectivement variable pour chacune, et également selon les moments de sa vie : je n'ai jamais ressenti le désir d'être mère avant mon premier accouchement... et j'ai maintenant 3 garçons rapprochés de 4, 3 et 1 an, voulus, désirés et adorés !!!
    La vraie liberté de la femme doit être celle du choix : travailler ou ne pas travailler, cela dépendra de chacune, de ses désirs, de sa situation etc. J'ai arrêté 2 ans et je reprends aujourd'hui à mon compte pour garder ma liberté d'action et profiter de mes enfants !
    Le plus dur, on le lit bien entre tes lignes, c'est d'arrêter de culpabiliser sur tout dans notre vie de mère (travailler ou rester à la maison?)... Mais ça c'est pas facile ! ;)
    A bientôt de te lire, bises,
    MumChérie
    http://nosviesdemaman.wordpress.com/

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  9. Bravo pour ta Une sur Hellocoton ! C'est amplement mérité ! Je me retrouve complètement dans ton analyse, l'envie d'être mère m'est venue très jeune, et l'homme de ma vie avait cette même volonté. Mes petits loups ont 4 et 2 ans et je viens d'apprendre que j'étais enceinte ! J'ai des copines qui ne veulent pas entendre parler d'avoir un enfant avant 35 ans car elles sont convaincues que ça nuirait à leur carrière professionnelle. Chacun voit midi à sa porte ! Mais j'aimerais que chaque femme puisse se sentir libre d'avoir des enfants au moment où elle le souhaite, qu'on ne soit plus terrorisées à l'idée d'annoncer une grossesse à sa direction, et qu'on puisse prendre un congé parental sans culpabiliser.

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    1. Je suis complètement d'accord avec toi, mais malheureusement il y a encore du chemin à faire pour que les femmes aient vraiment le choix et ne soient plus apeurées à l'idée d'informer leur patron d'une grossesse !

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  10. Moi, j'ai pris mon congé parental d'un an au 3ème, et si c'était à refaire, je le referais. Ca fait du bien de s'arrêter un peu, de s'occuper soi-même de ses enfants, d'avoir du temps pour soi. On a l'opportunité en France de pouvoir le faire alors pourquoi se justifier ?
    Toutes les personnes à qui j'ai parlé de mon congé parental ne m'ont jamais jugées, elles m'ont même demandé pourquoi je n'ai pas pris trois ans...
    Pour ce qui est de l'instinct maternel, moi j'y crois dur comme fer.

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    1. Tu as parfaitement raison ! Moi je prends mes 3 ans sans culpabiliser !

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  11. Comme tu le disais si bien, mère travailleuse à l'extérieur comme à la maison, le tout est d'être en accord avec soi-même.
    Une fois que l'on a trouvé notre bien-être en tant que femme, on ne prête plus attention à ce que peuvent dire ou conseiller les autres; on trace sa route.
    Bonne continuation!

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    1. C'est quand même dur de ne pas du tout tenir compte du jugement d'autrui, surtout si ça vient de très proches, mais en même temps ça permet de faire le ménage autour de soi ;-)

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  12. Bel article qui retrace bien les idées que l'on peut avoir au moment où l'on devient parent. Pour ma part je me suis épanouie en continuant de travailler après la naissance de mon premier enfant et je pense continuer à travailler après la naissance de mon deuz même si j'ai très envie de prendre le temps et d'être aussi présente que possible car ce sera sans doute notre dernier bébé. C'est très complexe car les mamans au foyer ne bénéficient pas d'une reconnaissance sociale. Je pense que tout est affaire de personnalité et comme tu le résumes, au fond ce qui compte c'est que chaque femme/mère/épouse trouve son compte en ayant le CHOIX de continuer ou pas le boulot. Il y a encore du chemin à faire avant que toutes les femmes aient ce CHOIX justement ! Je t'embrasse.

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  13. Coucou, merci pour cet article ! Mes bb ont 17 et 5 mois, je suis diplômée mais préfère aussi rester à la maison et m'occuper des loulous jusqu'à leur entrée à l'école même si je dois me serrer la ceinture financièrement et même si je me dis qu'aller au boulot ce serait limite des vacances car le travail de maman à la maison c'est du non stop ! Pas de répit, pas de temps mort, on peut pas se permettre de reporter au lendemain ni de se reposer car les loulous sont là, en demande :) Mais c'est que du bonheur ! Je pense que ce serait impensable pour moi de ne pas les voir de la journée alors que là, je suis aux 1ères loges pour tout ce qu'ils font, leurs progrès, leur évolution ...
    Bises

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    1. Tu as bien raison et il faut aussi le souligner : être maman à plein temps est un boulot en soi, on ne fait pas moins qu'une assistante maternelle agréée ! Bises

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