Je suis une maman de 3 gnomes nés en mars 2009 (1 gars : Choupi), juillet 2010 (1 fille : Poupette) et juin 2012 (1 gars : Titange).
J'ai créé ce blog afin de faire partager mon expérience de maman-poule serial shoppeuse.

Vous y trouverez beaucoup de tests de produits, des concours, des débats et des sujets d'actualité, des idées de sorties, et bien sûr du blabla, car avec le Mâle et mes 3 petits gnomes, j'en ai des choses à raconter !

N'hésitez pas à laisser un petit - voire un grand- commentaire pour me raconter votre ressenti, pour me parler de votre quotidien, partager vos expériences : faites comme chez vous !

dimanche 15 septembre 2013

Je crois que j'suis trop sympa avec mes enfants

Passés les premiers mois où l'on a tendance à agir comme un "robot maman", un nichon à l'air et un appareil-photo greffé dans la main pour ne pas perdre une miette des mimiques du bébé fraîchement né, on commence à se poser tout un tas de questions sur un sujet majeur : comment (bien) éduquer ses enfants ? Autrement dit, comment trouver le juste milieu entre laxisme et autorité ?

Certains parents pensent rendre leurs enfants heureux en cédant à tous leurs désirs. Certains craignent même leurs gnomes, à tel point qu'ils n'osent presque plus sortir en public avec eux. Au fil des mois, des années, ces enfants vont devenir des enfants-rois qui se croient tout permis parce que personne n'aura osé leur dire "stop" et leur expliquer que dans la vie, on ne peut pas faire tout ce que l'on désire.

Le pire, c'est que lorsqu'on leur fait plaisir sur le moment, on croit bien faire, on se dit que c'est notre façon de leur montrer tout notre amour, ce qui vrai lorsque ça demeure exceptionnel. Mais inversement, si cela se reproduit trop souvent, si on est trop tolérant face à leurs bêtises, alors on ne leur offre plus un cadre de vie adéquat à mon sens. Il faut un comportement strict mais équitable, un discours pédagogique emprunt de respect, de tolérance et de justice. Et lorsqu'on dit qu'on punit son enfant, il faut tenir parole sinon il ne nous croira plus et deviendra de plus en plus ingérable. C'est parfois difficile de punir son enfant, de l'entendre pleurer, de le voir sangloter, mais de temps en temps, c'est inévitable, et il faut se déculpabiliser. Il ne s'agit pas de taper son enfant mais de le mettre au coin ou de lui dire d'aller réfléchir sur son comportement dans sa chambre par exemple.

Un bébé-roi en action

L'amour ne se monnaye pas. Faire un gros câlin le soir, lire des histoires aux gnomes, faire des bisous, dire "je t'aime", se souhaiter bonne nuit, s'entendre dire "bonjour Maman, tu as bien dormi ?" ou "Merci Papa !"... Voilà de magnifiques cadeaux pour nous les parents !

"La liberté des uns commence là où s'arrête celle des autres", affirme-t-on. Si pour des adultes, ce proverbe semble déjà bien difficile à mettre en oeuvre -faire coexister des millions de libertés individuelles, même sous l'égide d'une loi universelle, est quelque peu chaotique-, pour des enfants, cela relève de la pure utopie. Seul leur bon plaisir compte, ils sont au centre de notre attention et de nos préoccupations, et ils comptent bien le rester ! Surtout lorsqu'on leur fait des papouilles, des bisous et des chatouilles. Ce n'est pas un mal en soi, loin de là, je l'avoue, je suis une maman plutôt maternante et j'adore mes enfants, surtout qu'ils sont à un âge où ils posent énormément de questions, ils sont curieux de tout, ils sont spontanés, et disent des choses rigolotes comme tout!

Totale honte au supermarché

D'autres parents au contraire, voudraient faire revivre à leurs enfants leur propre enfance ou celle de leurs parents. Une jeunesse souvent pourrie : peu d'affection, peu de moyens, une mère débordée, un père peu présent, pas de cadeau hormis à Noël et pour l'anniversaire... Avec en prime une éducation très stricte (genre pensionnat de Chavagnes), peu de démonstrations affectives (un bisou pour les grandes occasions), et le meilleur moment dans la journée est de regarder "Les feux de l'amour" avec Grand-Mamie juste après le reportage de Jean-Pierre Pernaut sur la culture des moules et la traite des vaches en haute-montagne.

Bon, j'avoue, je viens de dépeindre deux stéréotypes opposés à l'extrême. Les parents sont majoritairement un mix de ces deux facettes, d'un côté ils sont une bonne pâte et cèdent aux caprices (et aux yeux larmoyants) de leurs petits choux qui réclament un jouet, et de l'autre côté, ils savent sévir, monter le ton en regardant bien les enfants dans les yeux, et les sanctionner si besoin (par exemple confisquer un jouet qui fait trop de bruit). 

Même le chat se prend pour un monarque, on est fichus...

Il existe une pléthore de guides sur la parentalité et on peut se retrouver complètement paumée au milieu de cette jungle. Moi j'ai fait simple, je suis allée dans une librairie, j'ai feuilleté des bouquins et j'ai acheté tous les manuels qui m'avaient semblé judicieux et bien conçus (j'avais fait pareil pour ma première grossesse, c'est sympa de pouvoir suivre les étapes du développement du bébé).

Je vais de suite t'éviter de dépenser trop d'argent dans les guides pour parents parfaits. La réalité, c'est qu'on se forge de l'expérience sur le tas, on vogue entre les conseils de la famille (si celle-ci n'est pas relou), des amies déjà mamans, des forums, des blogs de mamans, et puis on peut quand même se fier à son instinct, voire même à son intelligence (du genre ne plonge pas ton bébé dans une eau à 58°, évite à ton grand de 6 ans de vouloir jongler avec des couteaux pour finir à The Best...Hospital)

Alors là vous allez me répondre : "oui mais si je n'ai pas ce fameux instinct, suis-je une conne pour autant ?" Je vous rassure, la réponse est non. Regardez vos progrès en quelques jours : vous êtes devenue une pro pour donner le bain sans faire glisser le bébé par terre, vous maîtrisez à fond les soins de cordon et vous êtes championne pour nettoyer les étrons jaunes liquides dans les couches et les vomis et les glaires sur vos t-shirts (burp). Avec un peu de chance, vous pouvez même vous faire arroser si vous êtes équipée d'un bébé avec jet d'eau intégré. Mon Choupi était expert dans ce domaine...

Shampoing bio gratis

Le Mâle et moi sommes des parents plutôt cool, ce qui reflète le climat qui règne chez nous. Nous ne nous disputons jamais, on s'aime, on se respecte, on s'entraide et on est heureux lorsqu'on est tous réunis. Je pense que nos enfants profitent de ce foyer chaleureux pour s'épanouir. D'ailleurs, lorsqu'on les voit aussi souriants et pleins de vie, on ne peut que se dire qu'ils sont bien dans leur peau !

Même si nous ne sommes pas laxistes à proprement parler (on pose des interdits, nous les disputons et/ou les punissons en cas de bêtise, on leur explique bien ce qu'ils ont fait de mal etc.), je crois tout de même qu'on n'est peut-être pas assez stricts. On hausse la voix, mais de temps en temps, j'ai l'impression de n'être pas assez crédible. On est des "gentils parents" qui adorons gâter notre progéniture (en même temps pour leur défense, chaque boîte de jeu est non seulement pour eux mais aussi pour nous !)

Il faut dire que vers 3-5 ans (pile la tranche d'âge de mes deux "grands"), les gnomes prennent un malin plaisir à faire des caprices et à nous mettre sous pression, on sent qu'ils cherchent à pousser le bouchon pour savoir jusqu'où ils peuvent aller et quelles sont leurs limites. La moitié du temps, on est bons, on résiste aux caprices, on les raisonne en leur expliquant les choses doucement et rationnellement, et on finit par trouver un compromis, une sortie de crise quoi.


Meuh non, Papa faisait juste les comptes avec Maman.

Mais l'autre partie du temps, sans doute par fatigue ou par lassitude, on accepte leurs petites manies et exigences débiles, du genre Choupi qui ne veut que le petit verre vert ou le grand verre Coca-Cola pour boire, il veut s'asseoir sur "son canapé", il veut ouvrir toutes les boîtes de Lego et de Playmobil... Constance elle, veut le petit verre noir et exige souvent de manger son dessert avant son plat de résistance, quelle coquine ! Et parfois il faut les accompagner aux toilettes, ils aiment bien ça, qu'on les admire au petit coin (j'espère qu'ils perdront cette habitude avant leur majorité).

Ils ont aussi tendance aussi à ouvrir plusieurs boîtes de puzzles en même temps et à tout mélanger sur la table alors c'est un bordel monstre dans le salon... On aurait bien besoin de Mamie Lapingouinette, experte ès puzzles, pour nous aider !

Des fois, ils refusent de manger si on ne leur fait pas exactement le plat voulu (et une fois qu'ils l'ont, ile ne le mangent pas toujours !) Ah, et puis il y a les bêtises, qu'est-ce qu'ils s'entraînent (et s'entraident) pour faire des blagues ! Utiliser un rouleau neuf de PQ pour faire des serpentins lancés depuis le palier à l'étage, nettoyer le sol avec des cotons imbibés d'eau nettoyante, vider une boîte de Lego dans le jardin... On ne s'ennuie pas !

Avec le Mâle, on en a parlé et on pense qu'il faut un peu "resserrer la bride" pour ne pas risquer d'en faire des enfants-rois. Surtout que ces derniers peuvent rapidement se transformer en "enfants-tyrans". Et là, c'est le Mal incarné qui peut jaillir hors du corps de ces petits êtres à l'allure si angélique...

Faut pas être trop strict non plus, la vengeance est un plat qui se mange froid.

Arf, j'exagère peut-être un peu, mes gnomes sont quand même super mignons et attentionnés... Seulement c'est dommage qu'ils se chamaillent de temps en temps pour des broutilles et qu'ils mettent le boxon dans toute la maison ! Par exemple Choupi veut chiper le jouet de Poupette, elle finit par lui donner et 5 secondes après, ledit jouet n'a absolument plus aucun intérêt et Choupi le pose par terre !

J'espère être dans la bonne zone (je suis quand même + du côté mère poule sympa), et ne surtout pas devenir la bonne copine de mes enfants -je sais que ce n'est pas recommandé-, mais être tout de même suffisamment proche d'eux pour qu'il y ait une confiance mutuelle qui s'instaure.

Tu peux aussi menacer d'éventrer ton gnome pour qu'il range sa chambre

Il faut respecter ses enfants -ainsi que leur jardin secret- pour qu'ils nous respectent à leur tour. C'est donnant-donnant. Il faut leur montrer le bon exemple en somme. On doit aussi prendre le temps de leur expliquer les risques et les enjeux de la vie, les préparer aux épreuves qui jalonneront leur existence, sans pour autant devenir rabat-joie ni les rendre complètement parano ! Mais disons qu'il faut se fixer une ligne directrice et essayer de ne pas trop s'écarter de cette ligne de conduite afin que que les enfants aient des repères, même si parfois c'est dur car on peut manquer de patience (et de sommeil) et alors on a du mal à garder son calme...

C'est un équilibre difficile à tenir pour qu'ils soient bien dans leur peau et qu'ils puissent compter sur nous, leurs parents, sans craindre notre jugement et nos réactions tout en nous respectant. Le maître-mot à mon avis, c'est la confiance. J'espère que mes enfants se confieront à nous, qu'il n'y aura pas de tabous (ou presque), et que le fait de vivre dans un foyer rempli d'amour les aideront dans leur quête du bonheur...

8 commentaires:

  1. Oh que c'est dur de trouver le juste milieu, certains jours en plus on est plus clémentes que d'autres, or je pense qu'il faut être stable dans sa façon de réagir et de "punir". C'est difficile d'être parents ! Bravo pour cet article, bises !

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    1. Tu as bien résumé les choses, trouver le juste milieu est primordial mais pas simple ! Heureusement, avec l'âge, on devient moins impulsives et plus cool, tout en gagnant en confiance en soi.

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  2. Effectivement, ca n'est pas toujours simple de trouver le juste milieu...Moi aussi je pense que je suis assez cool mais je ne me culpabilise pas car je suis stricte sur les choses qui me paraissent essentielles (politesse, sécurité) et les autres, je m'adapte et non, je ne réagis par forcément toujours pareil car parfois je suis plus fatiguée/énervée...on n'est pas des robots et je pense qu'ils le comprennent très bien car eux non plus ne sont pas toujours de la même humeur!
    Bref, tant qu'on réfléchit sur comment être un bon parent, c'est qu'on est 1 ;-)

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    1. C'est juste, on n'est pas des robots et on peut être plus ou moins "cool". Allez, réfléchir sur sa façon de faire prouve déjà qu'on n'est pas de mauvais parents comme tu dis !

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  3. Je me rappelle toujours ce que me disaient mes parents quand je prenait un peu trop de liberté (on va le dire comme ça ^^):
    "On est tes parents, pas tes copains !".
    Dure responsabilité, être parent ne se résume pas à procréer et s'émerveiller devant des gnomes souriants, c'est principalement une mission d'éducation de longue durée :-)
    Effectivement ce n'est pas évident de ne pas céder en succombant à l'affectif ...
    Il faut sans doute instaurer des règles de vie (quand on joue, on range après, histoire de ne pas faire de la maison un champs de mine ni transformer maman et papa en boniches), arriver à les faire respecter, et avant tout: donner l'exemple !
    En effet, difficile d'exiger des gamins quoi que ce soit s'il n'ont pas un modèle à suivre ...

    Bref plus facile à dire qu'à faire, mais c'est surement l'intention qui compte :-)

    W.

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    1. Oui, tout à fait, mais de nos jours j'ai l'impression que beaucoup de parents cherchent à devenir le pote de leur gosse. Et moi-même ça me tente parfois de tout faire pour qu'ils prennent de plaisir mais c'est une erreur, il faut leur dire que tout ne tombe pas toujours tout cuit dans la bouche sinon ils ne chercheront jamais à bosser et encore moins à quitter le domicile familial lol. On essaie de bien se faire respecter mais Poupette a trouvé la parade : elle arbore sa petit lèvre du dessous qui tremblotte et elle pleure toutes les larmes de son corps quand elle est punie. Une gredine celle-ci ! Et débrouillarde !

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