Je suis une maman de 3 gnomes nés en mars 2009 (1 gars : Choupi), juillet 2010 (1 fille : Poupette) et juin 2012 (1 gars : Titange).
J'ai créé ce blog afin de faire partager mon expérience de maman-poule serial shoppeuse.

Vous y trouverez beaucoup de tests de produits, des concours, des débats et des sujets d'actualité, des idées de sorties, et bien sûr du blabla, car avec le Mâle et mes 3 petits gnomes, j'en ai des choses à raconter !

N'hésitez pas à laisser un petit - voire un grand- commentaire pour me raconter votre ressenti, pour me parler de votre quotidien, partager vos expériences : faites comme chez vous !

jeudi 19 septembre 2013

Le Syndrome de l'Amour Maternel

Lorsque je suis devenue maman pour la première fois, je n'ai pas immédiatement réalisé à quel point j'aimais mon bébé. Disons plutôt je ne l'ai pas aimé à la folie dès le départ. J'étais heureuse, émue, intriguée, euphorique ; je me disais : "ça y est, on a notre bébé !" Je l'ai trouvé magnifique, j'ai plongé mes yeux dans les siens et ce fut un moment intense.

Mais à ce moment-là, je n'étais pas encore atteinte du Syndrome de l'Amour Maternel (le fameux SAM). Il a fallu du temps pour qu'on s'apprivoise, bébé et moi, du temps pour que je réalise que cette merveille de la vie était le fruit de mon amour avec le Mâle. Je voyais ça comme un miracle ! Ce petit bonhomme que l'on voyait s'agiter lors des échographies était maintenant là, avec nous, pour toujours (ou presque, faut pas exagérer non plus).

Durant le séjour à maternité, nos sentiments sont "pollués" par tous les soins qu'il faut faire et par tous les conseils que l'on reçoit : prise de la température, soin de cordon, soin des yeux, changements de couches, donner le bain, penser à la pesée, se démener à mettre les petits bras de bébé dans les manches de ses pyjamas...

On est aussi perturbée par la voisine de chambre si on a la "chance" d'en avoir une (ce fut mon cas les trois fois car j'étais dans une maternité publique de niveau 3), ainsi que par les visites de la famille, des amis... Sans parler des nombreuses allées et venues dans la chambre :
- les puéricultrices qui passent vérifier que tout se passe bien avec bébé (elles peuvent aussi aider pour l'allaitement et apprendre le portage en écharpe, c'est sympa),
- les sages-femmes qui font du trampoline sur ton ventre endolori pour que tu saignes bien et qui font leur examen dans la partie la moins glamour de ton anatomie (je te laisse visualiser),
- les aides-soignantes qui servent les repas 3 fois par jour,
- les techniciennes de surface (j'ose plus dire femmes de ménage) qui passent chaque matin faire le grand ménage...

Bref, dur de se concentrer sur son bébé, d'autant plus que la première journée qui suit sa naissance, le pauvre est complètement claqué et il n'y a pas une grande interactivité, hormis lorsqu'il urine sur ton maxi t-shirt préféré, celui avec une corbeille de chatons.

Je pense -vous me direz si je me goure- que l'amour maternel peut être comparé à une plante : il grandit tout doucement, il faut en prendre soin, il faut être patiente et l'aider à grandir, à s'épanouir pour qu'il devienne un arbre solide et majestueux tel un chêne centenaire (quelle belle métaphore).

Pauvre Blobfish que personne n'aime...

Je suis désormais sous l'influence de mes 3 adorables gnomes (une vraie drogue) et du Mâle qui, avouons-le, pompe allègrement tout le restant d'amour de mon petit coeur émotif (le Mâle est en chêne massif). J'aime mes enfants très forts, je vis pour eux et grâce à eux. Je suis totalement atteinte du SAM.

Je ne pense pas qu'on puisse donner un sens à sa vie sans avoir d'enfants. C'est très sectaire comme jugement, je le reconnais, mais pour moi c'est tellement inconcevable de ne pas avoir envie de chérir son enfant, la chair de sa chair. Alors bien sûr, tout n'est pas idyllique, parfois ça se passe mal avec sa progéniture, et tout n'est pas parfait loin de là, mais c'est mon choix, comme le répétait inlassablement la célèbre penseuse contemporaine, Evelyne Thomas.

Je peux vous assurer que lorsque j'entends parler de drames qui touchent des enfants, je suis pétrifiée. Forcément, en tant que maman, je ne peux pas m'empêcher de m'identifier à ces parents mortifiés, désespérés... Pendant de courtes secondes, j'essaie d'imaginer ce qu'ils peuvent ressentir et puis j'arrête car sinon je chiale comme une madeleine... Je ne veux pas y penser, je veux continuer de croire que ça ne peut arriver qu'aux autres.

Profiter du moment présent, voilà une belle philosophie. Il faut essayer d'en profiter au maximum car mon expérience m'a montré que la vie comporte bon nombre d'aléas, des hauts et des bas. Mais l'union fait la force, et on compte bien rester unis tous les 5, sans oublier nos 4 mousquetaires félins !

6 commentaires:

  1. Pareil pour moi, le SAM a lentement fait son chemin au fil des jours et des semaines ! Je serai terrorisée s'il arrivait quelque chose à mes anges.

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  2. Pas moi j'aime mes enfants plus que tout mais j'aime m'épanouir autrement je ne vis pas que pour mes enfants...après chacun est différent :)

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    1. Oui bien sûr, et je te rassure, moi aussi je ne m'épanouis pas qu'avec mes gnomes même s'ils comptent plus que tout avec mon Mâle adoré :-)

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  3. Bonjour,
    Je me prénomme Marie-Rose et travaille sur le site très féminin www.confidentielles.com et nous souhaiterions mettre en avant des bloggeuses au travers d’une petite interview, des bloggeuses enthousiastes et passionnées, comme vous l’êtes.

    Belle journée,

    Marie-Rose
    marie-rose@confidentielles.com

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