Je suis une maman de 3 gnomes nés en mars 2009 (1 gars : Choupi), juillet 2010 (1 fille : Poupette) et juin 2012 (1 gars : Titange).
J'ai créé ce blog afin de faire partager mon expérience de maman-poule serial shoppeuse.

Vous y trouverez beaucoup de tests de produits, des concours, des débats et des sujets d'actualité, des idées de sorties, et bien sûr du blabla, car avec le Mâle et mes 3 petits gnomes, j'en ai des choses à raconter !

N'hésitez pas à laisser un petit - voire un grand- commentaire pour me raconter votre ressenti, pour me parler de votre quotidien, partager vos expériences : faites comme chez vous !

mercredi 5 février 2014

La mort expliquée à un enfant de presque 5 ans

Voilà bientôt 8 ans que mon père est décédé. Le cancer l'a emporté en moins de 3 semaines. Une disparition brutale qui m'est encore très douloureuse, comme une plaie à vif. Il est parti un 28 février, le jour de mes 22 ans.

Tout à l'heure, alors qu'on parlait de la venue de Papy et Mamy dimanche, Choupi m'a posé une question : "Maman, pourquoi j'ai pas 2 Papy ?" Il a ajouté : "J'ai 3 Mamy (ma mère, ma belle-mère et ma grand-mère maternelle) mais un Papy".

Et là j'ai répondu par un silence. Je ne m'y attendais pas. Je pensais que ce genre de question viendrait plus tard. Choupi n'a même pas 5 ans. J'ai senti les larmes me monter aux yeux alors je me suis retournée pour qu'il ne s'en rende pas compte. Je lui ai finalement dit qu'il n'avait qu'un Papy car l'autre était parti très loin et qu'on ne pouvait plus le voir. Je n'ai pas osé prononcer le mot "mort". Peut-être aussi parce que intérieurement je n'ai toujours pas accepté qu'il ne soit plus là.


Je ne pense pas qu'à son âge on puisse comprendre que les êtres qui nous entourent ne sont pas immortels. Je crois que la notion de vie et de mort s'apprend plus tard, vers 7-8 ans. Quand mon grand-père paternel est décédé, je devais avoir autour de 6 ans. Au funérarium, je l'ai vu étendu sur une sorte de lit, et je croyais qu'il était simplement endormi. A un moment, je pensais même avoir vu son torse se soulever. Je voulais qu'il soit encore vivant, je pensais qu'il respirait encore et que tout le monde se trompait en le croyant mort. Il me semble même en avoir parlé à mon père mais je ne me souviens plus de sa réaction.

Je ne sais pas comment expliquer à Choupi que son deuxième Papy n'est plus là. Il ne l'a jamais connu, cela facilite sans doute les choses, il ne ressentira probablement jamais de tristesse mais peut-être un manque, plus tard.

De mon côté, je n'ai jamais connu mon grand-père maternel ni ma grand-mère paternelle. Je n'ai pas connu non plus mon oncle paternel ni ma tante maternelle. Tous sont partis beaucoup trop tôt. Notre famille est étriquée et j'ai toujours envié ceux qui avaient la chance d'avoir une famille nombreuse. Quand j'y pense, je me dis que c'est sans doute de là que vient mon désir d'avoir plein d'enfants, et de fonder une famille unie et soudée. On se construit tous à partir de ce que l'on a vécu pendant l'enfance, soit en harmonie, soit en opposition.

J'ai envie d'être entourée du Mâle et de mes enfants, envie d'avoir plein de petits-enfants plus tard, envie de faire de grandes tablées pour les fêtes de fin d'année, envie d'avoir des tonnes d'anniversaires à souhaiter, des mariages et des naissances à célébrer. Parce que c'est la vie que je souhaite, parce que donner et recevoir de l'amour permet de contrer l'isolement et la tristesse que la mort peut induire.

14 commentaires:

  1. Sujet difficile que j'ai vécu avec mon dernier qui a maintenant 10 ans, je ne sait que te répondre, chaque enfants, chaque moments, chaque personnes est différentes et réagira elles aussi de manières souvent bizarre ou pas, laissons parler notre cœur, peut être.....

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    1. Oui c'est ce que j'ai fait, tu as raison Thierry, bises.

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  2. Pas simple en effet d'expliquer à un si jeune enfant ce qu'est la mort... Je pense que ton explication un peu évasive lui suffit pour le moment, pas la peine de rentrer "dans les détails" tant qu'il ne t'assaille pas de questions...

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    1. En effet je suis restée évasive, dans la métaphore, il est encore trop jeune pour rentrer dans les détails.

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  3. Ce n'est pas facile d'aborder le sujet avec les enfants. J'ai dû le faire récemment avec mon Grand, suite à la disparition de notre petit chat. Il a eu énormément de peine quand il a réalisé qu'il ne le reverrait plus. C'est un passage obligé vraiment difficile à gérer, d'autant plus que tu dois gérer ta propre peine.

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    1. Tout à fait, c'est ça le problème, gérer sa peine et rester sereine tout en expliquant qu'il n'aura jamais un second Papy. Ma réponse lui a suffi, c'est le principal...

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  4. La mort est inéluctable et fait partie de la vie : vouloir la cacher pour le protéger ne fait qu'empirer les choses. Un enfant a vite fait de s'imaginer n'importe quoi!

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    1. Je ne l'ai pas cachée, je lui ai dit qu'il n'avait qu'un Papy car l'autre était parti. C'est une métaphore bien sûr, s'il me repose une question à ce sujet, j'entrerai sans doute plus dans le détail mais là je ne pouvais pas, j'ai été prise de court...

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  5. Difficile en effet de trouver les mots pour expliquer la mort à un enfant, tant qu'il ne pose pas trop de question nul besoin de s'apesantir sur le pourquoi du comment mais s'il t'en reparle, je te conseille d'acheter un de ces livres support : http://www.sparadrap.org/Parents/A-lire-A-voir/Conseils-de-lecture/Livres-sur-la-mort-d-un-enfant/Livres-jeunesse-sur-la-mort-et-le-deuil-a-lire-avec-vos-enfants
    Bon courage

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  6. la mort c'est le destin pour quoi vous fait des calcule

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    1. Ah mais je ne fais aucun calcul, la mort est inéluctable on est bien d'accord, mais ce n'est pas simple de l'accepter, de faire son deuil, surtout lorsqu'elle est brutale et prématurée.

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  7. C'est malin je chiale maintenant... J'ai perdu ma maman pendant que j'attendais mon premier enfant, je ne m'en suis pas encore remise, elle me manque...

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    1. Toutes mes condoléances, c'est dur d'accepter un décès, surtout lorsque c'est quelqu'un d'aussi proche...

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