Je suis une maman de 3 gnomes nés en mars 2009 (1 gars : Choupi), juillet 2010 (1 fille : Poupette) et juin 2012 (1 gars : Titange).
J'ai créé ce blog afin de faire partager mon expérience de maman-poule serial shoppeuse.

Vous y trouverez beaucoup de tests de produits, des concours, des débats et des sujets d'actualité, des idées de sorties, et bien sûr du blabla, car avec le Mâle et mes 3 petits gnomes, j'en ai des choses à raconter !

N'hésitez pas à laisser un petit - voire un grand- commentaire pour me raconter votre ressenti, pour me parler de votre quotidien, partager vos expériences : faites comme chez vous !

vendredi 18 juillet 2014

La naissance de Poupette, un chemin long et difficile, mais une happyend !

Ma Poupette, ma petite chérie, tu as 4 ans aujourd'hui. Tu as tellement grandi, mûri ; dire qu'à la rentrée prochaine tu seras en moyenne section ! Ces 4 années ont filé vite, bien trop vite même, je me souviens encore de toi bébé, à quatre pattes, ou encore lorsque tu as fait tes premiers pas à pile 12 mois !

Avec le Mâle nous étions comblés lorsqu'on a su qu'on allait avoir une petite fille. Un garçon puis une fille, le choix du roi comme on dit ! Pourtant, la grossesse ne fut pas des plus simples, car dès 25 semaines d'aménorrhée (sa), j'étais hospitalisée pour menace d'accouchement prématuré (MAP) dans le service des grossesses à haut risque. De longues journées d'angoisse pour atteindre le palier des 26sa où j'ai eu la cure de corticoïdes, puis celui des 28sa (nouvelle hospitalisation car mon col était mou et raccourci). La pédiatre de réanimation néonatale m'avait dit qu'à partir de 28sa ce serait beaucoup plus facile pour prendre soin de toi, que tu serais plus forte si tu naissais à ce terme.

Quand j'ai quitté l'hôpital, ce fut pour rejoindre mon lit. De longues semaines alitée durant lesquelles je te parlais, je m'amusais à te dire que tu serais grondée si jamais tu décidais de sortir trop tôt. Ton Papa a bien pris soin de nous pour que je n'aie pas à me lever. Il a même installé une télé sur le mur dans la chambre pour que je puisse regarder des DVDs et que le temps passe plus vite...

Et puis les semaines ont défilé, petit à petit : à 30sa j'ai été de nouveau hospitalisée (pour la troisième fois) et j'ai eu droit à une seconde cure de corticoïdes pour maturer tes poumons au cas où tu serais trop pressée de naître. La MAP était sévère.

A 32sa, j'étais soulagée car j'avais dépassé le terme de ton grand frère et tout s'était finalement bien passé pour lui. Disons que si tu étais née à ce terme, j'aurais été en terrain connu. Mais je voulais encore tenir, je ne voulais pas être séparée de toi à la naissance, je voulais une petite fille potelée, en pleine forme, sans tube ni tuyau. Je voulais obtenir réparation. J'avais besoin d'une naissance "parfaite" pour cicatriser de la naissance prématurée de Choupi. Je ne voulais pas revivre ça, ça avait été trop douloureux. 

A 34sa, tu étais encore bien au chaud dans mon ventre, et moi je commençais à profiter un peu de ma grossesse : j'étais tellement soulagée d'avoir tenu si longtemps : 9 longues semaines s'étaient écoulées et c'était miraculeux ! Si tu savais comme les gynécologues de la maternité étaient pessimistes lorsque je les avais rencontrés autour de 25-26sa puis lors de ma seconde hospitalisation autour de 28sa...

A 36sa, la sage-femme qui venait me voir chaque semaine m'a dit que je pouvais arrêter le traitement anti-contractions. Mais je ne l'ai arrêté qu'à 37sa, j'avais trop peur d'accoucher avant ce fameux palier.

A 37sa, on m'a dit "c'est bon, vous pouvez désormais reprendre une activité normale, vous êtes à terme !", mais une fois encore, je n'ai pas écouté ce qu'on m'a dit et je suis restée alitée car dès que j'étais debout je contractais. J'étais tellement heureuse de profiter sereinement de ma grossesse, je n'avais plus à craindre d'accoucher, je caressais mon ventre fièrement en t'imaginant, je voulais prolonger ce moment merveilleux où l'on est deux en un, où l'on sent la vie habiter notre corps, où l'on n'est plus jamais seule. Mon Dieu que ça me manque de ne plus sentir la vie en moi, c'est tellement magique comme sensation !

Le 17 juillet, à 38sa + 3, j'ai décidé de me relever. Enfin. Et nous sommes allés nous balader à l'aquarium du Trocadéro avec Choupi. Je m'asseyais tous les 50 mètres car j'avais un ventre énorme et j'étais très fatiguée. L'alitement prolongé (13 semaines) avait en outre fait fondre mes muscles. Je me souviens que tu me tenais bien chaud ma petite Poupinette. Et pour finir de m'achever, nous sommes allés faire des courses au Printemps.

Je m'en souviens comme si c'était hier. Une dame âgée était venue nous voir pour savoir si c'était pour bientôt. Vu comment mon ventre était tout durci par les contractions, je lui ai répondu : "probablement pour demain !". En réalité ma dpa était au 1er août mais je savais qu'avec cette folle journée j'accoucherai bien avant.

Dans le parking souterrain, on ne retrouvait plus la voiture. Petit moment de panique car je contractais pas mal et j'étais épuisée. Du coup j'ai dit au Mâle de continuer à la chercher pendant que je l'attendais. Il est parti. Et moi aussi, de l'autre côté. Bêtement, au lieu de rester à l'endroit où il m'avait laissée, je suis allée devant les ascenseurs pour m'assoir un peu. Résultat, quand il a enfin trouvé la voiture et qu'il est revenu sur ses pas, il ne m'a pas vue. Il m'a appelée mais je n'entendais rien, et le portable ne passait pas vu qu'on était en sous-sol. Ton Papa a examiné chaque parcelle du parking, il a même alerté les gardiens... Rien. Et moi je suis revenue à l'endroit où l'on s'était séparés mais il n'y avait personne. Du coup j'ai pris la décision de remonter à la surface pour pouvoir appeler ton Papa. Et là pas de bol, une dame avec ses deux gamins quittent l'ascenseur mais avant que les portes ne se referment, un des gamins a appuyé sur tous les boutons. Donc je me suis arrêtée à chaque étage. Et finalement, je ne sais plus à quel étage c'était, mais ton Papa était sur le palier devant l'ascenseur et j'ai crié "Pingouinnou !" Il m'a entendue et s'est engouffré dans l'ascenseur avec Choupi. On s'est embrassés comme si on ne s'était pas vus depuis 10 jours. Puis ton Papa m'a engueulée, il était à bout de forces, à bout de nerfs, il faut dire qu'il avait imaginé le pire (kidnapping, malaise entre deux voitures...) et avait même pleuré (chut je ne vous ai rien dit, le Mâle ne pleure jamais). Et moi j'étais claquée. Ce fut le bonheur total lorsqu'on est enfin rentrés chez nous, tous les trois sains et saufs.

Comme prévu, en pleine nuit je réveillais le Mâle pour lui dire que je contractais vraiment beaucoup et qu'il fallait s'activer. On a appelé ton Papy et ta Mamy qui sont venus garder ton grand frère Choupi puis nous sommes partis pour la maternité.

Arrivée à la maternité, une sage-femme m'a examinée et je n'étais ouverte qu'à 2. On a donc monté et descendu des escaliers et fait plusieurs tours de parking à pied pour que le col s'ouvre davantage. Bingo, col ouvert à 4 une heure plus tard. Comme tu regardais vers le ciel, on m'a mise dans une position très inconfortable, une jambe dans un étrier, l'autre jambe par dessus l'autre, pour que tu te retournes. Les douleurs ligamentaires étaient atroces, du coup j'ai demandé une petite péridurale. J'avais du mal à avoir le dos arrondi avec mon gros bedon, mais j'ai fini par y arriver et la péri a fait son effet une dizaine de minutes plus tard.

Et le 18 juillet 2010, à 9h53, tu es née. Sans douleur, en 3 poussées. Tu étais parfaite, en bonne santé, tu criais bien fort ! Tes mensurations de rêve : 3,350kg pour 49,5cm.

Ma Poupette d'amour

J'ai enfin connu le bonheur de ramener mon petit bout de chou dans ma chambre, ce bonheur dont j'avais injustement été privée avec Choupi.

Ma belle, si un jour tu lis ce billet, sache que je t'aime plus que tout (et que j'ai pris goût à avoir un écran plat dans ma chambre). Tu es douce et spontanée, pleine de vie et toujours souriante. Tu as ton petit caractère il faut le dire, mais dans la vie il en faut pour ne pas se faire marcher sur les pieds. Et tu sais y faire pour te mettre les gens dans la poche avec tes adorables petites attentions. Avec ton Papa, on fait ce qu'on peut pour te rendre heureuse toi et tes frères, j'espère sincèrement qu'on y arrive parce que tous les trois vous êtes ce que l'on a de plus précieux au monde.

Joyeux anniversaire Poupette, on t'aime très fort !

8 commentaires:

  1. Et bien quelle histoire en effet !
    Je souhaite un très joyeux anniversaire à ta belle et grande Poupette !
    Bisous

    RépondreSupprimer
  2. Merci pour ce bel article, qui résonne beaucoup en moi (d'ailleurs, y a des larmes qui coulent!) 2ème MAP pour moi. La première s'est terminé à 37sa avec une demoiselle en pleine forme après 2 mois d'alitement. Là je suis à 33sa, ça fait 17sa que je suis alitée, et c'est dur: l'inaction, mais surtout la peur que bébé pointe son nez trop tot... Bref, ça fait quand même du bien à lire!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je croise les doigts pour toi, bon courage pour la suite, tu as fait le plus dur !

      Supprimer
  3. magnifique happy end, bon anniversaire à ta puce.

    RépondreSupprimer
  4. Superbe happy end ! Qu'elle est belle ta Poupette !! Bravo pour avoir pu garder ton bb au chaud jusqu'au bout, j'ai une amie qui a connu la MAP et je sais que ce n'est pas facile à vivre tout ça. Joyeux anniversaire à ta puce !

    RépondreSupprimer