Je suis une maman de 3 gnomes nés en mars 2009 (1 gars : Choupi), juillet 2010 (1 fille : Poupette) et juin 2012 (1 gars : Titange).
J'ai créé ce blog afin de faire partager mon expérience de maman-poule serial shoppeuse.

Vous y trouverez beaucoup de tests de produits, des concours, des débats et des sujets d'actualité, des idées de sorties, et bien sûr du blabla, car avec le Mâle et mes 3 petits gnomes, j'en ai des choses à raconter !

N'hésitez pas à laisser un petit - voire un grand- commentaire pour me raconter votre ressenti, pour me parler de votre quotidien, partager vos expériences : faites comme chez vous !

mardi 8 juillet 2014

Le jour où j'ai perdu mon père

Début février 2006, je suis en vacances chez mon arrière grand-oncle en Bourgogne. Il est presque 20 heures, mon téléphone sonne, je vois que c'est la compagne de mon père, Christou, qui m'appelle. Je décroche et je lui lance un grand bonsoir sans me douter que son appel me bouleverserait autant. Elle m'annonce que mon père est en réanimation à l'hôpital de Semur-en-Auxois et que c'est grave. Je l'annonce à ma mère (mes parents étaient divorcés) et à mon Tontounet puis je réserve un billet pour Dijon pour le lendemain.

Christou vient me chercher à la gare et m'emmène à l'hôpital voir mon papa. Il est inconscient, plongé dans un coma artificiel afin de ne pas souffrir. Le médecin vient me voir, il m'explique que mon père avait une énorme tumeur qui a fini par perforer son estomac et qu'il s'en est suivi une septicémie. Je me retiens de pleurer devant le médecin, mais je lui pose cette question : est-ce que mon père peut s'en sortir ? Il me répond oui, mais qu'il y aurait ensuite de la chimiothérapie voire de la radiothérapie pour éradiquer le cancer de l'estomac. Je souffle, je respire à nouveau, il y a de l'espoir.

Le soir avec Christou, l'ambiance est morose. Elle me prépare pourtant mon plat préféré, le boeuf bourguignon, mais je n'ai pas très faim. A vrai dire, je repense au coup de fil de mon papa quelques jours auparavant, où il me disait qu'il ne se sentait pas bien, qu'il était fatigué, courbaturé et qu'il avait mal au ventre. Tout me paraissait à présent limpide. Cette ignoble tumeur était en train de le bouffer, et moi j'imaginais qu'il avait une simple grippe ou une gastro. Pauvre conne. J'étais si loin de la réalité ! Et surtout je m'en voulais de ne pas avoir passé les fêtes de fin d'année avec lui... Cela faisait bien 4 mois que je ne l'avais pas vu. Oui je m'en suis voulu et je m'en veux encore...

J'avais mes partiels alors je faisais des allers-retours entre Dijon et Paris. Je me souviens que le 13 février 2006 je suis rentrée voir mon mari (qui ne l'était pas à l'époque), car j'avais besoin de passer la Saint-Valentin avec lui. Voir mon père inconscient sur ce lit en réanimation me bouffait le moral. Avec Christou on lui parlait sans arrêt, on espérait qu'il sorte rapidement du coma. Mais les nouvelles n'étaient pas bonnes. Le médecin m'a annoncé que ses reins avaient lâché, qu'il n'urinait plus malgré les médicaments. Cela peut paraître con mais avec Christou on encourageait mon papa à uriner, on l'implorait de lutter contre la maladie, de revenir parmi nous.

Et puis est venu ce jour, le 28 février 2006, jour de mes 22 ans. Un appel sur mon portable. Une infirmière en pleurs. Votre papa est décédé ce matin. Je me suis assise sur mon lit et j'ai pleuré toutes mes larmes de mon corps. Je suis allée en cours et le soir j'ai pris le tgv pour Dijon. J'ai vu mon père pour la dernière fois à la morgue. Il était bleuté, il faisait peur à voir. Mais ce n'est pas l'image que je retiendrai de lui. Non, je retiens de lui autre chose, un papa aimant, plein de vie, toujours en action, qui m'aimait autant que je l'aime.

Papa, si par miracle tu peux me voir, m'entendre, me lire, sache que tu me manques énormément, que j'aurais aimé que tu me conduises à l'autel le jour de mon mariage et que tu aurais fait un Papy formidable avec les enfants. Je t'aime. 

19 commentaires:

  1. C'est très émouvant, plein de bisous <3

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  2. Jaurai pu raconter la meme histoire ... Ce combat ce coup de fil ... Les annees passsent ms il semblent que certains moments soient graves a jamais

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  3. J'en ai les larmes aux yeux... Bon courage et gros bisous ma douce

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  4. J'ai perdu mon père il y a juste deux ans. Je me demandais si la douleur se faisait moins forte. Apparemment non. Mais l'amour lui n'oublie rien C'est le principal. Nos père nous ont élevées dans le bon sens, être forte et garder l'essentiel.

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    1. La douleur a du mal à s'atténuer dans mon cas, il me manque... Mais tu as raison, il faut être forte et aller de l'avant malgré tout.

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  5. Je découvre ton blog et ce billet grâce à la sélection Hellocoton et j'en ai les larmes aux yeux (bon en vrai je pleure). J'ai perdu ma maman alors que j'étais enceinte de mon premier enfant, un cancer des poumons alors qu'elle ne fumait pas, elle est partie en 3 mois, et elle n'a pas vu ma fille naître. La douleur est toujours à vif... Elle me manque terriblement. Bon courage à toi...

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    1. Magali je te souhaite d'être heureuse malgré cette terrible perte. Bon courage à toi aussi...

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  6. Très émouvant... Est-ce que tu as réussi à faire ton deuil ?

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    1. Je pense que non, j'ai encore du chemin à faire en la matière, mais je vais y arriver, enfin j'espère !

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  7. J'en ai les larmes aux yeux.
    Bon courage.
    Plein de bisous

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    1. Merci Bénédicte. Je pense chaque jour à lui, il me manque...

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