Je suis une maman de 3 gnomes nés en mars 2009 (1 gars : Choupi), juillet 2010 (1 fille : Poupette) et juin 2012 (1 gars : Titange).
J'ai créé ce blog afin de faire partager mon expérience de maman-poule serial shoppeuse.

Vous y trouverez beaucoup de tests de produits, des concours, des débats et des sujets d'actualité, des idées de sorties, et bien sûr du blabla, car avec le Mâle et mes 3 petits gnomes, j'en ai des choses à raconter !

N'hésitez pas à laisser un petit - voire un grand- commentaire pour me raconter votre ressenti, pour me parler de votre quotidien, partager vos expériences : faites comme chez vous !

mercredi 7 octobre 2015

Mon père, ce héros

Mon père est décédé d'un cancer de l'estomac le 28 février 2006, jour de mes 22 ans. Je ne pourrai jamais l'oublier. Déjà parce que ça tombait pile le jour de mon anniversaire, mais surtout parce que cela a été un choc pour moi.

En pleine nuit, début février, il a appelé les pompiers parce qu'il ressentait une douleur atroce au niveau de l'abdomen. Dire qu'il devait tranquillement se rendre le lendemain matin pour des examens à la clinique de Dijon... Il n'allait pas bien depuis quelques jours, fatigue, état grippal, mal au ventre, nombreux renvois... Mais voilà, il ne le savait pas mais une tumeur l'habitait depuis quelques mois. Elle a perforé son estomac, ce qui a provoqué une infection généralisée.

C'est sa compagne qui m'a prévenue. A son arrivée à l'hôpital, mon père, encore conscient, avait demandé à ce qu'on ne m'appelle pas pour ne pas me déranger. Il ignorait encore la gravité de la situation. Rapidement, il a été plongé en coma artificiel car il souffrait de trop. Et moi pendant ce temps-là, j'étais chez mon arrière grand-oncle, me doutant de rien. Je l'avais eu au téléphone quelques jours auparavant, je pensais que c'était une grippe intestinale. Pauvre conne que j'étais.

Quand sa compagne m'a alertée, c'était un soir de février vers 20h. J'ai pleuré. Les médecins étaient confiants pourtant. Quand je suis arrivée à son chevet, le lendemain midi, il était déjà dans le coma. Le médecin m'a dit qu'il avait une tumeur qui avait perforé son estomac et qu'il avait une septicémie. J'ai pleuré dans les bras de sa compagne, Christou. Puis le lendemain soir je suis revenue chez moi. Je faisais des allers et retours pour ne pas rater trop de cours.

Je me souviens d'un devoir à la con, une fiche de lecture à faire sur un bouquin. Evidemment je n'avais aucune envie de lire. Ma prof de culture générale m'avait exemptée de ce devoir. Heureusement car plus rien ne sortait de moi. J'étais exsangue.

A un moment, un médecin est venu me parler, c'était dans la chambre de réanimation de mon Papa. Il m'a dit que ses reins ne fonctionnaient plus, que ses organes lâchaient petit à petit. J'ai dû encaisser le choc. Quand il est parti j'ai vu des larmes couler des yeux de mon Papa. Les médecins ont beau dire qu'il était inconscient, j'ai l'impression que c'est faux, qu'il avait entendu le terrible verdict. Je leur en voudrais toujours de m'avoir annoncé cette douloureuse nouvelle à moins de deux mètres de son lit d'hôpital.

Si j'en reparle aujourd'hui, c'est que je n'arrive toujours pas à faire mon deuil. Je m'en veux tellement. Je ne suis pas allée le voir aux vacances de Noël ; avec des parents divorcés et un petit ami ce n'est pas simple. Je regretterai toujours que mon Papa n'ait pas connu mon mari ni ses petits-enfants. La vie est une chance, ne passons pas à côté...

Le voir à la morgue a été une terrible épreuve. Il était raide, blanc, violacé par endroits. Je n'oublierai jamais. Papa, je ne t'oublierai jamais. Je préfère me souvenir de nos bons moments ensemble, de nos nombreuses sorties, de ton incroyable dynamisme, de ta joie de vivre. Je t'aime.

Tes fleurs préférées

1 commentaire:

  1. Ne t'en veux pas, ça ne sert à rien...La vie est fragile et ton papa voulait te préserver!
    bises

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