L’art de la guerre, l’art d’être mère

Personne n’a la bonne idée de t’apprendre comment devenir une bonne mère. D’abord parce qu’il existe 10000 façons d’envisager la notion de « bonne mère ». Ensuite parce que ça ne se fait pas, c’est comme un rite magique, tu dois découvrir ce qu’est la maternité et faire tes premières armes toute seule.

Il y a une soixantaine d’années, on apprenait aux femmes à coudre, à cuisiner, à s’occuper de leur mari et de leur intérieur. Dans une brocante, j’étais tombée sur un manuel d’économie domestique pour jeunes femmes. A l’intérieur, des conseils cultes comme : ne pas trop parler quand le mari rentre car il est fatigué à cause du boulot, se montrer obéissante, préparer le petit-déjeuner à l’avance car lorsque l’époux se lève le matin, il est affamé. Ou encore toujours garder le sourire car il faut être heureuse d’avoir un mari. 

Et qu’il s’étouffe avec sa chipo

Tout ça est complètement désuet de nos jours et avec notre regard contemporain, je trouve ça très condescendant vis-à-vis de la gent féminine.

Mais ne pourrait-on pas proposer des cours d’éducation parentale et de psychologie infantile ? Ce ne serait peut-être pas superflu… Les mamans demandeuses pourraient les suivre pendant la préparation à l’accouchement ou encore pendant le congé maternité. Et les papas seraient bien entendus conviés car l’éducation des enfants est l’affaire des deux parents !

Je vois ça sous la forme de conférences où des pédiatres interviendraient, ainsi que des éducateurs, des enseignants, des pédopsychiatres… Ils donneraient des conseils pour savoir comment réagir face à un enfant qui pleure sans raison, qui désobéit, qui n’aime pas le contact, qui n’écoute pas en classe, qui recherche le conflit… Ils répondraient aux questions des parents façon « Allo Rufo »…

Je dis ça, je dis rien, mais bon, c’est une idée à creuser car les enseignants en ont peut-être marre aussi de devoir se substituer aux parents qui abandonnent de plus en plus souvent leurs responsabilités faute de savoir quoi faire (et parfois aussi faute d’en avoir le courage)…

Tu serais intéressée pour suivre de telles conférences si elles existaient ?

3 commentaires

  1. Je confirme, les profs en ont ras la casquette de se substituer aux parents!! Tu saos que quand j'étais au Pensionnat on avait des cours d'éducation familiale où l'on apprenait à coudre et à faire des gâteaux pour nos futurs époux!! Et j'ai pas 80 ans quoi!

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