Oh ouiiiiiiiiiiiiiiiiii ! L’orgasme pendant l’accouchement, ça existe.

Je vais aborder un sujet tabou, un sujet dont je n’entends jamais -ou presque- parler : l’orgasme pendant l’accouchement. Vous en rêvez peut-être, je l’ai testé (et adoré).

C’était un 31 mars, en 2009, vers 4h40 du matin. Mon premier accouchement. J’en étais à presque 7 mois de grossesse et autant dire que j’étais paniquée quand j’ai perdu les eaux le 30 mars au soir. Une ambulance m’a conduite à la maternité d’Antony puis je suis partie avec le SAMU sur Clamart car c’est une maternité de niveau 3. Je ne ressentais aucune contraction, j’avais l’espoir de tenir plusieurs jours avant d’accoucher.

Comme je n’y connaissais rien en matière de contractions, j’ai demandé à une sage-femme ce que ça faisait. Elle m’a répondu que lorsque j’aurais des contractions de travail, je le saurai car je ne serais plus du tout souriante. Soit. Les heures passent et je ne parviens pas à trouver le sommeil : trop d’émotion, de peur et d’excitation à la fois. Le Mâle lui n’en peut plus et on commence à envisager le fait qu’il pourrait rentrer à l’appart pour se reposer quelques heures. Au moment où il s’apprête à partir, un infirmier super sympa apporte une sorte de fauteuil d’allaitement très confortable car il pouvait se mettre en position semi-allongée, ainsi qu’une couverture. Du coup le Mâle est resté.

Quelques minutes plus tard, je commence à avoir un peu mal, je grimace. Même pas dix minutes plus tard, j’ai vraiment mal et je demande au Mâle d’aller voir les sages-femmes. L’une d’entre elles arrive et soudain je hurle. Un cri rauque, animal, bestial. Je sens mon tout petit venir au monde. La gynécologue est arrivée auprès de moi en courant. J’ai une envie phénoménale de pousser tant ça me fait du bien. Ouf, j’ai le feu vert de la gynéco. Et c’est alors que je ressens des frissons partir de mes pieds et parcourir mon échine. Je suis consciente de tout ce qui se passe, je sens même ma peau se déchirer légèrement au passage de la tête et des épaules. Et pourtant je me sens bien, incroyablement bien, surexcitée, en pleine extase.

Mais c’est génial en fait d’accoucher ! (© Thinkstock)

Il est 4h44. On pose mon tout petit sur moi, il est magnifique malgré son faible poids (2,020kg) et il crie comme le font les bébés à terme, cela me rassure. Quelques minutes plus tard, on l’emmènera en réa néonat car il est trop jeune et trop fatigué pour respirer seul. On me le montre dans la couveuse avant qu’il ne rejoigne sa chambre. J’éprouve un mélange de sensations indescriptible : joie, étonnement, douleur (car la sage-femme appuie sur mon ventre pour faire sortir le placenta), inquiétude, fébrilité (mes jambes tremblent), bien-être, soulagement…

J’ai mis du temps à l’admettre et à en parler ouvertement, mais lors de cet accouchement, j’ai eu un orgasme. J’ai fait des recherches sur le net et j’ai trouvé d’autres témoignages. Cela m’a aidé à ne pas en avoir honte. J’ai notamment lu que « les hormones produites pendant le travail sont les mêmes que
celles que l’on sécrète pendant les rapports sexuels. L’ocytocine,
également appelée hormone de l’amour, contracte l’utérus et permet la
dilatation. Ensuite, au moment de l’expulsion, les endorphines
contribuent à atténuer la douleur
 » (source : Parents Infobébés).

Lors de mon deuxième accouchement, j’avais une légère péridurale donc je n’ai pas ressenti les choses aussi bien et je n’ai pas eu d’orgasme. Pour mon troisième accouchement, je n’ai pas eu de péridurale mais même si je me sentais soulagée pendant l’expulsion (qui s’est également passée très vite comme pour mon premier accouchement), je n’ai pas ressenti ce plaisir intense. Qui sait, peut-être que pour bébé 4… ! 

4 commentaires

  1. Merci d'en parler, je l'ai également vécu et je confirme qu' on peut avoir un véritable orgasme pendant l'(accouchement et pour tout dire, ça ne rend le souvenir de la naissance de ma fille que plus inoubliable !

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